Les créations d’emplois aux États-Unis atteignent 130 000 en janvier, au-dessus des attentes

Les créations d’emplois aux États-Unis atteignent 130 000 en janvier, au-dessus des attentes

La dynamique de l’emploi aux États-Unis a démarré 2026 sur une note plus solide que prévu, atténuant les craintes d’un essoufflement trop rapide du marché du travail.

Les créations d’emplois non agricoles ont augmenté de 130 000 en janvier, bien au-delà du consensus Dow Jones de 55 000, selon les données corrigées des variations saisonnières publiées mercredi par le Bureau of Labor Statistics. Le chiffre dépasse également le résultat révisé de décembre, qui s’établissait à 48 000.

Le taux de chômage a légèrement reculé à 4,3%, contre 4,4% attendu. Un indicateur plus large, qui inclut les travailleurs découragés et ceux travaillant à temps partiel pour des raisons économiques, est descendu à 8,0%, en baisse de 0,4 point par rapport à décembre.

Les marchés ont réagi favorablement. Les contrats à terme sur actions ont progressé après la publication, et les rendements des bons du Trésor ont augmenté.

Le rapport a été publié avec près d’une semaine de retard en raison de la fermeture partielle de l’administration fédérale, qui a pris fin le 3 février. Dans l’ensemble, il décrit un marché du travail qui continue de créer des emplois, mais sans accélération marquée. Janvier a constitué le mois le plus fort en termes d’emplois depuis décembre 2024, après une année où les créations ont en moyenne atteint seulement environ 15 000 par mois.

Le président Donald Trump a présenté ces chiffres comme un signe de solidité économique et a renouvelé son appel à la Réserve fédérale pour baisser les taux d’intérêt.

Le BLS a également publié les révisions de référence finales couvrant la période d’avril 2024 à mars 2025. Ces révisions ont réduit les niveaux d’emplois précédemment estimés de 898 000, en données corrigées des variations saisonnières, un ajustement légèrement inférieur à une estimation publiée en septembre dernier, et globalement conforme aux attentes de Wall Street.

La santé a concentré l’essentiel des embauches en janvier, avec 82 000 emplois. L’aide sociale a progressé de 42 000. À elles seules, ces deux catégories expliquent presque l’intégralité de la hausse nette. La construction a ajouté 33 000 emplois après une année plutôt stable.

À l’inverse, les effectifs publics ont reculé. L’emploi fédéral a diminué de 34 000, le BLS indiquant que certains travailleurs concernés par des réductions antérieures et des dispositifs de démission différée ne figuraient plus dans le décompte. Les activités financières ont aussi reculé, de 22 000.

Les salaires ont augmenté à un rythme régulier. Le salaire horaire moyen a progressé de 0,4% en janvier, légèrement au-dessus des attentes, et de 3,7% sur un an, conformément aux prévisions.

Avant la publication, les anticipations étaient faibles, d’autres indicateurs suggérant un ralentissement, notamment des embauches privées plus lentes, des annonces de licenciements en hausse, et moins d’offres d’emploi. Certains responsables avaient eux-mêmes fait preuve de prudence en amont. Les chiffres de janvier offrent toutefois un signal plus clair d’un marché du travail qui pourrait se stabiliser plutôt que se dégrader.

L’enquête auprès des ménages, utilisée pour calculer le taux de chômage, a été particulièrement solide. Elle montre une hausse de l’emploi de 528 000 en janvier, tandis que le taux de participation à la population active a légèrement augmenté à 62,5%.

Pour la Réserve fédérale, la combinaison d’emplois plus fermes et de salaires en progression régulière plaide probablement pour une approche d’observation. Après le rapport, les marchés ont davantage penché vers un statu quo des taux en mars, tout en conservant l’idée d’une possible baisse plus tard dans l’année.